Critiques Francaises
Bienvenue a la page critiques du Tangent, et excusez notre Francais! Nous esperons ajouter beaucoup de critiques en Francais pour toutes les albums du Tangent, mais nous commencerons avec les chroniques pour la nouvelle titre "Not As Good As The Book " (Ne pas aussi bon que le livre)
ENTRETIENS FRANCAIS avec THE TANGENT
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NOUVEAU! allez voir votre disquaire préféré et prenez-en un, vous ferez une superbe acquisition. progressive area chronique par J.L reste ici |
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NOUVEAU! Andy Tillison, leader des discrets THE TANGENT a de quoi être heureux........ .....projet ambitieux qui renvoie les notions de classicisme et de modernité aux réflexions des empêcheurs de tourner en rond. Note: 9/10 Cyrille Delanlssays for AMAROK PROG
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Nul doute qu'avec ce nouvel album, The Tangent va assurer définitivement sa place dans la cour des grands du rock progressif actuel… et peut-être même un peu plus. Ces 95 minutes de musique garantiront en tout cas de nombreuses écoutes à leurs auditeurs. Veuillez lire la reste ICI Tony B for Progressive Waves Note: ********* 9/10 |
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La perfection existe t’elle lorsque l’on parle de musique ? ALFA for Prog-Mania NOTE: *******18/20
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NOUVEAU Not as Good as the Book défie par sa superbe les lois de l’évolution musicale. porgressia..reste ICI
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The Tangent - Not As Good As The Book
Chronique rédigée par Tonyb parue le 08.02.2008 15:30:52
Un peu plus de 2 années après le phénoménal A Place in the Queue, qui a installé le groupe dans le peloton de tête des acteurs du rock progressif à l'ancienne, The Tangent nous revient avec son nouvel effort, Not as Good as the Book. Après un tel succès (si ce n'est commercial, au moins artistique), la question qui pourrait affleurer sous la plume de tout chroniqueur serait : alors, on prend les mêmes et on recommence ?
A cette question à la fois banale et complexe, on apportera une réponse de normand : oui et non … ou plutôt non et oui. Non tout d'abord concernant le personnel, en raison de la séparation douloureuse des deux acolytes fondateurs du projet Tangent et de son prédécesseur Parallel or 90 Degrees. Sam Baine a en effet quitté le navire - signant de ce fait la fin de PO90 – et est remplacé guitaristiquement parlant par Jakko M Jakszyk. De même, Krister Jonsson, accaparé par le prochain Karmakamic n'est pas de la partie cette fois-ci.
Une deuxième fois non concernant l'aspect graphique de l'objet : après avoir confié précédemment leurs travaux (Tangent, Manning) à l'excellent Ed Unitsky, c'est désormais à un jeune français, Antoine Ettori, que The Tangent a décidé de donner les clés de son univers visuel … et les quelques illustrations présentes sur le site du groupe laissent augurer d'un travail réjouissant.
Enfin, musicalement, cet album va révéler quelques surprises. Les premières mesures du premier CD passées en blind-test orienteraient l'auditeur vers un nouvel album … de Pendragon ! Et 25 minutes plus tard, l'intro de la plage-titre reprend la même recette. Bien entendu, tout cela ne dure que quelques instants et l'on retrouve très rapidement le style habituel du groupe : un rock progressif d'inspiration 70's, dans lequel se glissent de nombreux passages jazzy, et où la couleur des Flower Kings est très présente. Le Lost in London (25 Years Later) est le parfait reflet de cette tendance. Mais, au contraire des suédois, le propos est globalement beaucoup plus enjoué, et The Tangent possède le don d'intégrer régulièrement des passages tout simplement lumineux, qui viennent rompre l'ambiance feutrée.
Ainsi, A Crisis in Midlife, dont le titre résume les divers états d'âmes traversés par Andy Tillison ces derniers temps, débute l'album en fanfare : sur fond de basse ronflante, les claviers et les guitares s'en donnent à cœur joie et rivalisent de virtuosité. De même, The Ethernet déroule ses 10 minutes de prog réjouissant, alternances de passages 70's et de néo, le tout soutenu par le saxophone d'un Théo Travis en pleine forme. Et que dire de Celebrity Pure, génial instrumental de moins de 4 minutes, qui démontre que la qualité d'un morceau de progressif ne se mesure pas uniquement à l'aune de sa durée. Dans la foulée, Nos as Good as The Book enfoncera le clou, avec ses multiples breaks et son final endiablé.
Le premier CD se terminera ensuite avec deux titres plus classiques, pour ne pas dire quelconques par rapport à ce qui précède. Mais c'est sans doute pour mieux apprécier ce qui va suivre … une deuxième galette de 43 minutes, avec deux titres au compteur. On en salive d'avance, et l'auteur de cette chronique parvient à se contredire de ce qu'il a écrit dans le paragraphe précédent !
En effet, l'écoute de ce premier CD, aussi réjouissante soit-elle, donne une légère impression de retenue dans le développement des compositions, comme si le groupe, désormais associé à une certaine notoriété de part la qualité de ses précédents opus, hésitait à se lâcher de peur de décevoir ou désorienter son public. Aussi, cette deuxième partie et ses deux titres epics permet au groupe de lâcher la bride et de laisser éclater tout son imaginaire musical, pour le plus grand plaisir de l'auditeur à qui il faudra de nombreuses écoutes pour s'imprégner de l'ensemble des thèmes musicaux présents sur Four Egos, One War (titre prévu à l'origine pour PO90), et The Full Gamut.
Nul doute qu'avec ce nouvel album, The Tangent va assurer définitivement sa place dans la cour des grands du rock progressif actuel… et peut-être même un peu plus. Ces 95 minutes de musique garantiront en tout cas de nombreuses écoutes à leurs auditeurs.
A noter que l'album est fourni, dans une édition spéciale, avec un recueil de nouvelles d'une centaine de pages, écrites par Andy Tillison durant la phase de composition et de réalisation. Enfin, je ne saurais que trop inciter le lecteur de ces quelques lignes à parcourir avec gourmandise le site internet du groupe, où il trouvera tous les détails de la genèse de ce nouveau chef-d'œuvre discographique.
The Tangent - not as Good As The Book - progressive area review
Séduit par les précédents efforts de cette super production progressive, on attendait impatiemment la venue de ce « Not As Good As The Book”. Car non seulement, Andy TILLISON est un excellent musicien, mais en plus il use de la plume et nous donne également dans l’édition limitée ses prouesses d’écrivain avec une nouvelle.
Mais nous sommes là pour parler de musique. Bon déjà, l’objet s’étale sur deux cds. The TANGENT est de retour et en plus cela dure.
Le premier cd se décompose en 7 morceaux oscillants entre 3.43 à 10.13. Enfin, j’arrête de parler de durée (bon peut-être pour le deuxième cd…) et je parle de la musique distillée. Vous aimez le rock progressif, cela tombe bien car The TANGENT est un groupe de progressif et ne tient pas à en démordre (malgré tous les détracteurs du style). Alors, la musique connaît différentes variations allant du jazz rock progressif à la UK avec quelques incursions dans l’expérimental et une guitare très Roine STOLT (A Crisis In Midife, 7.13), où le jazz rock flirte avec le jazz (par le piano) aux intentions New Orleans (par les cuivres) et presque free par le saxophone (Lost in London 25 Years Later, 7.32).
Mais jusque là, je ne parle que de leurs inspirations jazz, jazz rock, free alors que le groupe sait également produire un rock progressif aux beaux efforts vocaux à l'inspiration très seventies (The Ethernet, 10.13), dans une progression symphonique époustouflante. Si on ferme les yeux, on retrouve sans hésitation la qualité de FLOWER KING avec des cuivres en plus… Bon, c’est vrai on va nous traiter de ringards avec des références assez ancrées dans le passé (mais après tout c’est dans les vieux pots que l’on fait les meilleures soupes !!), et puis ce n’est pas grave, car vous connaissez un certain VDGG , et bien on sent ses influences sur un morceau comme « A Sal Of Two Souls » (7.16) avec un côté plus jazz. Le chant se réfère à P.HAMMILL et la musique connaît de multiples changements. Et comme je reviens sur le style jazz, le morceau « Bat Out Of Basildon » (5.54) développe un excellent jazz rock progressif cuivré qui se veut plus rock par la suite.
J’ai peut être gardé le meilleur pour la fin avec le morceau qui donne le nom à l’album, « Not As Good As The Book” (8.55) qui se veut très progressif avec des claviers très MARILLION, une flûte aérienne, des guitares plus belles les unes que les autres (une sorte de Mike OLDFIELD hispanisant) pour un ensemble nous renvoyant à un certain SPOCK’S BEARD. Bref que des bonnes références. Pour finir avec ce passage en revue de tous les titres, il me reste juste un petit instrumental (Celebrity Puree, 3.43) qui loin d’être anecdotique, laisse la parole à la virtuosité des musiciens. Alors chapeau bas, messieurs…
Et je reviens tout de même avec la durée car le deuxième cd se décompose en deux morceaux !!! L’un dure 21.14 et l’autre 22.42…
« Four Egos, On War » est un morceau purement progressif. Après une progression tel un boléro, on se dirige vers un jazz rock très seventies où l’orgue se déchaîne façon K.EMERSON . Un solo de guitare plus bluesy aux souvenirs de D.GILMOUR nous tire de notre torpeur… Puis on s’égare dans un folk progressif, un peu à la HARMONIUM avec de la guitare sèche et la flûte. Mais ce petit interlude ne dure pas et un passage plus ALAN PARSONS PROJECT (syrius) doublé d’une guitare très PINK FLOYD et un chant plutôt KANSAS nous replongent dans un univers très progressif. Je reprends mon souffle, car les musiciens ne cessent de nous étonner et un orgue digne de NIACIN arrive à nos oreilles pour nous amener à la frontière de travaux vocaux à la SPOCK’S BEARD ou plutôt GENTLE GIANT avec beaucoup de claviers. Que du bonheur ! Le final est magnifique et me laisse sans voix.
Mais le disque n’est pas fini ! J’ai failli oublier le deuxième morceau et pourtant, il dure lui aussi.
« The full Gamut » nous achève par sa virtuosité et sa magnificence. Pour être plus clair, nous pouvons voyager gratuitement dans un univers purement progressif tantôt par le piano accompagné d’un chant théâtral, tantôt par le jazz (saxophone et rythmique feutrée avec un duo chant) / jazz rock, le symphonisme à la FLOWER KINGS et surtout VDGG (claviers ultra symphoniques et claviers inquiétants, chant à la P.HAMMILL).
C’est vrai que je fais un peu court pour le descriptif du deuxième morceau mais c’est un pur régal à écouter. Et puis, il vous reste qu’une petite chose à faire, allez voir votre disquaire préféré et prenez-en un, vous ferez une superbe acquisition.
The Tangent - Not As Good As The Book - 2008 - Chronique de ALFA
Le groupe avait déjà frappé très fort avec son précédent et récent double album « A Place In The Queue », datant de 2006, et on pouvait se demander s’il était en capacité d’assurer de nouveau et si rapidement un tel niveau de qualité.
La structure du groupe a été modifiée : le départ du claviériste Sam Baine et du guitariste Kriter Jonsson ont entraîné la montée en charge de Andy Tillison aux claviers, et l’arrivée d’un très brillant guitariste en la personne de Jakko M Jakszyk, ainsi que celle de Julie King aux chants.
Je vais tout de suite lever le suspens insoutenable qui vous taraude depuis la question posée dans le préambule, à savoir The Tangent était-il capable 2 ans seulement après le superbe « APITQ » de réitérer une telle performance ? La réponse est OUI !
La complexité, la variété et la richesse de cet album sont telles que je ne vais pas m’attacher à décortiquer et à analyser les 94 mns qui le composent.
L’équilibre des morceaux est présent en permanence, enrichi par les apparitions du sax de Théo Travis, la beauté du chant de Julie King « Four Egos One War », les brillantes parties de la guitare très incisive de JM Jakszyk « A Crisis In Mid Life », la douceur de la guitare acoustique de Guy Manning.
Andy Tillison est particulièrement à l’aise sur les parties de claviers qu’il assure en totalité, même sur celles aux accents jazzy, notamment au piano. L’ensemble est drivé de main de maître par le binôme magique basse / batterie - Jonas Reingold / Jaime Salazar, plus swinguant que jamais.
Certains passages se réfèrent sans conteste à Van Der Graaf Generator, « Lost in London… », alors que d’autres flirtent avec le jazz-rock, voire avec le funk, avant de revenir à de la prog 70’ plus classique. Ces passages contrastés et ces ruptures se font avec une fluidité et un naturel tout à fait remarquables.
La perfection existe t’elle lorsque l’on parle de musique ?
En tout cas ce double album s’approche de cette perfection, par la diversité qu’il nous propose, par la profusion des compositions, par la qualité de la mise en scène musicale des différents morceaux qui le composent.
En un mot : un album exceptionnel !
18/20
Cyrille Delanlssays, pour Amarok Prog
Note : 9.0
Titre : Goodie
Andy Tillison, leader des discrets THE TANGENT a de quoi être heureux. D'une année 2007 chaotique qui l'a vu se séparer de sa partenaire Sam Baine avec qui il avait créé PARALLEL OF 90 DEGREES, il a extirpé un filon mélodique à la fois sensible et enjoué. Et effectivement, ce quatrième album impose d'entrée son intimité avec l'irrésistible "A Crisis In Mid-life", remise en question à l'approche de la cinquantaine quand une grande majorité de la musique porte sur les préoccupations des jeunes ; un titre plein de séduction sur son rythme haletant laissant des espaces libres aux musiciens.
Premier constat, "Not as Good as the Book" est un double disque à la fois ludique et fiévreux, projet ambitieux qui renvoie les notions de classicisme et de modernité aux réflexions des empêcheurs de tourner en rond. Si les codes en vigueur ne sont pas transgressés, THE TANGENT évacue ici les derniers oripeaux tirés des FLOWER KINGS. Sophistiquées, la musique du groupe est aujourd'hui à l'aise dans sa propre indépendance. Dans ce climat typique, on pourra citer le second épisode des tribulations londoniennes ("Lost in London 25 years later") ou l'histoire de ce biker par sorti de son rêve (« Bat out of Basildon »). Toujours en balancier avec un jazz frétillant, l'arrivée du guitariste Jakko M Jakszyk (membre du 21th Century Band) en complément de l'inévitable Guy Manning donne encore du relief à une rythmique toujours aussi pointue dominée par les maîtres fleurs Jonas Reingold et Jaime Salazar ("Not as Good as the Book").
Pour les amateurs de longues transversales, le second volet délivre deux suites abrasives aux somptueuses trames mélodiques : "Four Egos, One War" (initialement prévue pour PO90) où la voix de July nous prend d'assaut avant que les musiciens n'enchaînent les thèmes soignés évoquant parfois TRANSATLANTIC jusqu'à la coda échevelée. Et enfin, le massif "The full Gamut" où le saxophoniste/flûtiste Theo Travis fait encore des merveilles.
Loin du chaos absolu de certaines formations actuelles, cette heure et demi de musique donne dans le limpide bien apprêté, avec un son toujours remarquable où le seul bémol reste le chant encore perfectible.
Mais ne chipotons pas. Supporté par un mini-livre (ou une grande nouvelle selon l'angle d'approche) d'une centaine de pages, bon délire SF narrant les aventures d'un gars qui voit la fin du monde survenir à l'écoute du "Relayer" de YES, bourré de références aux classiques du progressif et illustré avec un grand talent par le jeune graphiste Antoine Ettori (promis à un bel avenir comics), voici la preuve que l'on peut encore faire avancer les choses. Andy Tillison avoue souhaiter poursuivre dans cette voie multimédia. Vu le résultat, on ne peut que souscrire à sa démarche.
Cyrille Delanlssays
Jean-Philippe Haas pour PROGRESSIA
Refiler des éruptions cutanées à Nicolas Ungemuth est sans doute le seul plaisir qu’il reste aux babas cools crasseux, amateurs d’albums conceptuels et de pochettes ridicules. Un plaisir fantasmé, toutefois, puisque que cette éminence grise de Rock & Folk ne lira sans doute jamais le présent article, écrit par l’un de ces consanguins évoluant dans son microcosme d’attardés anachroniques… trop occupé, le Nico, à relever son patron, parti temporairement vers d’autres aventures dans le royaume du bon goût.
Et puis, le petit Nicolas frôlerait l’alerte cardio-vasculaire rien qu’avec la pochette de ce Not as Good as the Book. Pensez donc ! Un hippie ! Cheveux longs, bonnet, pendentif peace & love. Et c’est à peine si on ose songer à la crise d’apoplexie que provoquerait l’écoute de l’album ! Deux disques de pur rock progressif à l’ancienne ! Et dans l’édition limitée, le roman inspiré par la musique (car, oui, par-dessus le marché, il y a un concept !), écrit par le cerveau du groupe, Andy Tillison. Mais non. Il serait mesquin de souhaiter une jaunisse à cet ambassadeur du true rock and roll.
Revenons à nos moutons. C’est par un néo prog en bonne et due forme (« A Crisis in Mid Life ») que s’ouvre Not as Good as the Book. Circonscrit en majorité dans la première moitié des années soixante-dix, l’album pioche sans états d’âme dans l’art rock et le Canterbury, entre Yes, Jethro Tull, Caravan (« Lost in London Twenty Five Years Later »), Genesis (« The Full Gamut ») mais aussi Pink Floyd, Renaissance et quelques autres. Parfois, au milieu de cette déferlante de lyrisme et d’envolées en tous genres, la machine s’emballe réellement (« Celebrity Purée », « Bat Out of Basildon ») pour mieux revenir se poser ensuite sur les territoires de la grandiloquence. Quelques retours à la case néo prog (« The Ethernet », « Not as Good as the Book »), et le tour est joué : Not as Good as the Book défie par sa superbe les lois de l’évolution musicale.
Comme de coutume chez The Tangent, une belle artillerie est déployée : de la flûte, du saxophone, de l’électrique, de l’acoustique, des chœurs bien sentis, une voix féminine franchement bienvenue (d’autant que celle de Tillison, assez quelconque, n’est pas le meilleur vecteur pour la musique qu’il compose)… et même un sang neuf dans le groupe en la personne du guitariste Jakko M Jakszyk. Il est malgré tout cela difficile de s’enthousiasmer véritablement pour cette heure et demie de musique qui, en plus de tourner en rond, contient inévitablement du déchet. En somme, cet album réalise un très esthétique surplace, propre à émouvoir les amateurs de prog’ classique, et eux seuls.
The Tangent – mais il serait plus juste de dire Andy Tillison – souffre du syndrome Flower Kings : le groupe a tendance, avec grâce et dignité, certes, à se mordre la queue, à la différence d’autres formations comme Phideaux, qui elles, savent apporter une touche de modernisme à un ragoût cuit et recuit. Nicolas sourirait probablement, s’il nous lisait…

Les Critiques:
De la site les acteurs de l'ombre NOUVEAU TonyB pour progressivewaves.com Cyrille Delanlssays pour AMAROKPROG
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The Tangent délivre un album en tous points remarquable, qui réjouira à la fois les amateurs de prog complexe qui trouveront un plaisir sans cesse renouvelé lors de chaque écoute, et ceux qui se sentent parfois désorientés au moment d'aborder des concepts aussi fouillés. A ces derniers (dont je fais quelquefois partie), je ne saurai que trop conseiller de prendre un peu de temps pour rentrer dans cette œuvre, l'expérience en vaut vraiment le détour. Progressive Waves lisez toute la critique ici Note: ********* 9/10
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De la site les acteurs de l'ombre

The Tangent, c'est 7 musiciens réunis autour d'Andy Tillison, travaillant depuis 3 pays différents (principalement la Suède et la Grande Bretagne). Profitant des moyens mis à sa disposition par les nouvelles technologies, c'est en véritable chef d'orchestre virtuel que Tillison a assemblé les briques apportées par chacun de ses collaborateurs. Le résultat est une construction titanesque de 79 minutes, qui propose à l'auditeur un voyage au pays de Yes et King Crimson, empruntant les chemins du jazz, de la pop, de la disco, et du rock (et j'en oublie probablement.).
La maîtrise instrumentale est admirable, même si elle n'est pas forcément mise en avant. On est quand même bien forcés de s'extasier devant les parties de batterie, jouées tantôt barrées façon jazzy, tantôt pop/rock soft, mais toujours subtiles et impeccables. Et que dire de cette basse féline qui exploite discrètement l'absence de frettes pour produire des miaulements du plus bel effet ? Je pourrais continuer à envoyer des fleurs aux guitaristes et leurs incursions flamenco, folk, ou rock, ou au clavier au feeling très seventies, mais vous l'aurez compris, chacun des membres de The Tangent a sa place parmi les musiciens les plus talentueux. Le seul reproche que j'aurai à émettre concerne la voix qui, bien que très juste, est un peu trop « posée » et manque de conviction à mon goût. La faute aussi à ces paroles qui me sont apparues pour le moins bidon. Ceci dit, ne disposant pas du livret (CD promo oblige) je ne serai pas catégorique sur ce point, d'autant que les informations sur le groupe semblent plutôt indiquer que les lyrics ont un côté ironique. A vous de juger.
La question sera désormais de savoir si la somme des talents individuels suffit à produire un album de génie. C'est à partir de ce point qu'on tombe dans la plus pure des subjectivités. Il est bien entendu qu'avec un tel rassemblement de talents, l'achat ne pourra pas être complètement décevant. Ceci dit, à vouloir explorer tous les recoins de leurs influences, les musiciens ont peut-être oublié le principal. Pour moi l'écoute d'un album de prog est avant tout l'occasion de voyager (musicalement parlant, j'entends) de manière. progressive justement. Si le pari est réussi pour quelques uns des titres (« Follow your Leaders » et les 2 morceaux épiques de plus de 20 minutes), les incursions disco de « Sun in my Eyes », les délires de jazz débridé de « DIY Surgery » et la composition un peu télescopée d'un « GPS Culture » poppisé cassent un peu la cohérence d'un album raffiné et imaginatif. Ces morceaux auraient été parfaits en guise de bonus tracks.
Pour moi le résultat sera donc mitigé, n'ayant pas trouvé la magie inspiratrice des plus grands joyaux du style, mais cet album conviendra néanmoins aux « progicionados » les plus exigeants (j'invente des mots si je veux !), la qualité étant au rendez-vous.
De la site progressivewaves.com auteur "Tonyb" et merci a lui.
Auteur / Groupe : The Tangent
Titre : A Place In The Queue
Parution : 2006
Note: ********* 9/10
1973 : YES publie "Tales From the Topographic Oceans", double pavé vinylique, considéré par certains comme un chef-d'oeuvre ultime, et par d'autres comme un exercice de style rébarbatif. Andy Tillison se range dans la première catégorie et, 22 ans plus tard, utilise ce monument comme album de chevet et source d'inspiration dans le processus de création du troisième album de The Tangent, dream-team progressive multinationale au sein de laquelle un nouveau Flower King (Jaime Salazar) a fait son apparition.
Sur le fond, The Tangent propose effectivement une œuvre immense et variée s'étalant sur plus de 78 minutes, rejoignant en cela son illustre prédécesseur. Néanmoins, la forme ne confine jamais au plagiat de leurs glorieux aînés. Tout juste pourra-t-on remarquer une certaine similitude dans les graphismes somptueux du livret avec l'œuvre originale de Roger Dean, et du côté musical, un "GPS Culture" d'inspiration yessienne, tendance années 90, avec une basse ronflante et des claviers tout en délicatesse.
Encadré par deux suites de 20 et 25 minutes, le reste de l'album propose une variété incroyable de styles, allant du jazz au néo-progressif le plus pur, en passant par des breaks aux harmonies parfois dissonantes, le tout s'enchaînant de manière très naturelle et sans jamais choquer l'oreille de l'auditeur.
Il en va ainsi du titre éponyme de l'album, qui déroule sur 25 minutes une véritable symphonie, proposant notamment une lente montée en puissance instrumentale, soutenue par le saxophone de Theo Travis et des interventions de flûtes jubilatoire, avant de se prolonger en un feu d'artifice musical digne de Transatlantic.
Même constat sur "In Earnest" qui ouvre l'album : l'auditeur se retrouve emporté dans un flux musical aux ambiances multiples, duquel il ressort 20 minutes plus tard sans avoir vu passer le temps, les thèmes s'enchaînant les uns après les autres sans temps mort.
Les autres morceaux sont (presque tous) du même acabit : ainsi, "Lost in London" qui développe son atmosphère langoureuse sur une base rythmique syncopée quasi-brésilienne, ou encore "The Sun in my Eyes", sorte d'Ovni présentant une section de cuivres dynamique et une rythmique disco, dignes de la fin des années 70.
Deux petits bémols à apporter toutefois dans cette floppée d'éloges. "DIY Surgery", petit morceau (heureusement) très court, et totalement hors-sujet avec son ambiance jazz/funk et sa voix trafiquée. Et puis surtout, une voix pas franchement à la hauteur des fabuleux instrumentistes du groupe : manque de technique ? Mixage trop plat ? Heureusement, cela ne suffit pas à gâcher le plaisir.
The Tangent délivre un album en tous points remarquable, qui réjouira à la fois les amateurs de prog complexe qui trouveront un plaisir sans cesse renouvelé lors de chaque écoute, et ceux qui se sentent parfois désorientés au moment d'aborder des concepts aussi fouillés. A ces derniers (dont je fais quelquefois partie), je ne saurai que trop conseiller de prendre un peu de temps pour rentrer dans cette œuvre, l'expérience en vaut vraiment le détour.
© Tonyb
De la site AMAROKPROG auteur Cyrille Delanlssays - merci
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PROCHAINE PRECEDENTE Année : 2006 |
Note: ********* 9/10
Faites la queue!
Exit Stolt et bienvenue mister Krister Jonsson (Karmakanic) ! Telle
pourrait être la première impression laissée par ce troisième volume du projet d'Andy Tillison. Mais ce serait le réduire à l'anecdotique car "A Place In The Queue" ne lui permet pas seulement de perpétuer une tradition ancrée dans les variations et les arrangements complexes, mais surtout de renforcer des atmosphères intoxiquées au vernis à la mode brillantine.
Détours par quelques interludes jazzy ou virolos autour de thèmes intimistes portés par un duo flûte / clavier sur le fil du rasoir (sans jamais l'être) - en témoigne le défilé "In Earnest" qui enchevêtre sans honte ses influences Canterbury, Pop, Prog et tout le reste.
Cet art de l'amalgame nous fait penser à Caravan ("Lost In London"), Colosseum, voire ELP ("GPS Culture" avec le guitariste Dan Watts venu de chez les voisins "Parallel of 90 Degrees"), mais la marque de fabrique anglo-suédoise reste très prégnante. Sans interférence. Pour exemple, se reporter au saxophone effronté déployé sur ce minimal maximal "DIY Surgery" ou à la vague disco hyper-active de "The Sun In My Eyes"...
Un indéniable sens de la composition, original et inspiré, qui nous ouvre les portes d'un morceau titre charnu (près de 27 minutes), diamant brut aux multiples saveurs dont le seul défaut serait de ne pas délivrer de passages immédiatement mémorisables. Un problème ? Quel problème ? Pas de problème ! Ha bon... alors, c'est tout bon cette affaire ? Puisque je vous le dis ! Alors faites la queue, comme tout le monde !
Cyrille Delanlssays